Au final cette journée me pose toujours les mêmes questions car dans le fond, je ne me sens pas femme. Profondément je m’en fou. Le seul moment où je me sens femme c’est parce qu’on me le rappelle. Un peu comme un enfant d’immigré qui est français mais voit bien qu’il ne l’est pas dans tous les regards. Un peu comme un juif qui ne savait même pas qu’il était juif et auquel l’administration de Vichy a prouvé que c’est le cas.
Je sais que je suis une femme quand on me méprise. Je sais que je suis une femme quand j’entends les gens se poser la question. Je sais que je suis une femme quand on me propose un poste (ou pas). Je sais que je vais devoir affronter la question une éventuelle maternité lors de mes prochains entretiens d’embauche (et que je vais devoir mentir). Je sais que je suis une femme quand je le cache pour pas que l’on vienne m’emmerder.
Alors je me force à me dire Femme, féministe, de Gauche ; pour simplifier, pour montrer qu’être femme ce n’est pas une honte, pour pouvoir revendiquer… Pourtant j’aimerais surtout tout le monde se foute réellement de notre sexe.
Just in love
Elle m’a offert les clés de chez elle. J’ai rencontré ses parents. Puis sa grand mère et sa maraine. J’ai même vu sa meilleure pote et sa première meuf. Je me suis rendue où elle a grandi. Et là j’ai le coeur qui bat la chamade comme si j’avais rencontré cette meuf samedi dernier.
Au service de l’Etat
Je ne veux pas y aller. Pas participer à cette mascarade dans laquelle on attribut ou refuse des subventions alors qu’on n’a pas les moyens d’aller voir réellement ce que font les structures. Pas décider alors qu’on n’a pas de critères. Pas de moyens de juger le bon le mauvais. Juste des dossiers avec des cases qui ne donnent pas la possibilité d’expliquer la réalité. Je pensais pouvoir faire entendre une voix en venant ici. Mais les gens qui décident ne sont finalement pas les chefs. Ils n’obéissent à aucune logique. Il n’y a pas vraiment de critères. Si on recommençait, l’argent serait attribué autrement.
Derrière ce sont des jeunes auxquels on n’aura jamais expliqué que prendre la pilule ça peut être pratique, qu’il a d’autre moyens de dialoguer qu’en tapant sur sa femme comme papa, que la déconnade entre pote faut la gérer sinon ça peut tourner mal, que c’est pas vrai l’idée reçu qu’il n’est pas possible de tomber enceinte la première fois qu’on baise, qu’on a le droit de porter plainte conte le gros dégueulasse auquel on avait dit non, qu’il y a des psy gratuit si on a besoin, qu’on est pas seul, que mourir de vieillesse ne consiste pas à se suicider… Fait chier. Je voulais voir, j’ai vu. Alors pendant ce temps les postes ferment. Les asso’ ne comprennent pas. Et moi là quand je les ai au téléphone, je ne sais pas quoi leur dire. Oui j’étais là. Non je n’ai rien pu faire. Oui ce n’est pas logique. Oui je suis inutile.
Ajouter à cela la tour, le bruit de la soufflerie, les fenêtres qui ne s’ouvrent pas, les gens qui ne se parlent pas. Je ne sais meme pas si ma voisine de bureau a des gamins, si elle est triste aujourd’hui, le seul auquel tout le monde parle vraiment c’est le chien qui se balade et avec lequel tout le monde joue pour faire une pose avec un sourire (merci à la collègue aveugle d’avoir un chien…merde j’ai dit aveugle on n’a plus le droit, “non voyante”…connerie quand tu nous tiens).
Il faut que je me casse.
Les Chattes
C’est la seconde fois que j’y vais. La première m’avait bien marquée. Cette fois ci aussi. Je défends à longueur de temps le fait de ne pas ête anti-mecs. Mais là ça me fait un putain de bien d’être entre gouine. Pourtant je n’avais plus envie d’y aller, peut être car Celle-qui-m’y-avait-conduit ne venais pas et puis Celle-qui-est-étrange-et qui-nous-touche non plus; peut être pour laisser le mythe en place ou juste parce qu’il pleuvait.
Mais c’était doux de faire 7h de bagnole avec celle que j’aime. Se retrouver dans cette ambiance. Découvrir de nouvelles gouines, connues de loin, mais avec lesquelles je parlais pour la première fois. Celle-du-bout-du-monde qui roule des pelles. Celle-de-toujours qui ne pense qu’à celle-dont-elle-attend-des-nouvelles. Cet accueil plein d’attention où on a chacune été remarquées pour ses diverses engagements. Et puis se mettre dans un p’tit coin au calme, pour papoter quand la musique est pour les plus jeunes que nous ( non, nous ne sommes pas vieilles :p). Pas mal flippant de voir ces nanas qui viennent de se séparer (va-t-on y arriver nous?).
Envie d’y retourner pour discuter un peu plus avec l’une ou l’autre. Envie de partir en vacances dans l’ouest pour les retrouver. Envie qu’il y ai plus de meufs qui viennent pour que ça dure et puis pour partager ce moment.
Oui, ça vaut le coup de faire 14h de bagnole! La prochaine c’est le 1mai , alors marquez la date avec en gros “Chattes hurlantes, Rennes” et si vous voulez un co-voiturage, faites signe!
Théorie/pratique
Des frissons dans le dos
Le froid sur la peau
Vouloir savoir
Et apprendre à attendre
Rêver de ce qui sera
Et apprécier ce qui est
Tout mettre en place pour le grand jour
Qui ne sera que le jour suivant
Regarder loin pour que ce soit beau
Ne pas oublier de penser à aujourd’hui et à profiter du bonheur.
Pourtant là je m’emmerde
et je voudrais être ailleurs !
On ne peut pas faire à la place de
Ni même pour
Se contenter d’exister
C’est souvent insufisant
Projection
On en parle. On en rêve. On espère. On sait qu’on ne sait pas comment ce sera. Mais jamais on n’a entendu personne dire qu’il regrettait. Alors ça va être beau.
Présentation
C’est fait. Elle a vu tout le monde. Enfin, tous les vieux. Grands parents, parents. Je n’aime pas vraiment ce moment. Personne n’est lui même. Mémère était tellement perturbée qu’elle a serré la main, en s’en excusant après au téléphone tellement ça ne lui ressemble pas. Tout le monde veut plaire à l’autre. Pourtant j’aime bien ces personnes car elles sont chouette lorsqu’elle ne font pas particulièrement d’efforts… Bref, ça c’est bien passé. Il n’y a pas eu de gros blancs ni d’incompréhension. Je regarde vieillir chacun avec une certaine tristesse actuellement. La vieillesse a ses maux. Je me demande ce qu’ils comprennent de ce qu’est ma vie, ce qu’ils imaginent. Ils ont un peu cesser d’essayer d’imaginer. Ils regardent juste si je suis heureuse. Je crois que en ce moment, ils sont plutôt content.
Nouveau rythme. Nouvelle vie. C’est dur Nancy l’hiver. Pas une saison pour commencer. Envie d’aller chez elle. Me poser dans un coin. Bosser et l’observer. La laisser prendre ses marques. Le plaisir de la regarder. Juste être là.
Pas cette fois
Tout prend la forme du bonheur. Peur d’avoir peur, comme avant. Mais elle est là. Alors non.
Réalisation
Tout est en place. Les personnages et le décor sont posés. Les premières confirations sont arrivée. Je suis dans cet instant où tout peut arriver. Celui où on est au comble du plein de sentiment. Celui où on se retient de crier sa joie car rien n’a encore eu lieu et on a trop peur que notre anticipation empêche les choses de se réaliser. Patience. Encore un peu de temps. Encore du travail. Encore des échanges. Il s’agit surtout de ne pas faire de faux pas. Il faut y croire tout en continuant de s’appliquer pour que ça ai lieu. Ne pas baisser son attention. Organiser. Réfléchir. Agir sans retenue mais avec tact.
Cette année a été mis sous le signe des plaisirs et pour qu’il y ait plaisir il y aura réalisation.
Des regards qui parlent que je ne sais pas encore décripter. Un enthousiasme qui me dépasse et me rend impatiente. L’envie de tout avoir tout de suite. Enfant gatée, pourrie? Amour exigent? Je suis pleine de ce bonheur et j’en veux encore parce que c’est bon. J’ai envie de déborder.
Mes nuits sont emplies de rêves étranges. Mon sommeil n’est pas tranquille. Peut-être est-ce car tout se dessine, tout arrive, ce sont des évênements heureux mais tellement de changements sont en vue. Je ne sais pas mais en tout cas je rêve d’un sommeil sans rêves.
Elle est là
Elle est arrivée hier, ses cartons et meubles aujourd’hui. Elle emménage dans son appartement. Hier soir je débordais du besoin d’exprimer mes sentiments, mes rêves. Elle a débordé d’émotions. Ca devenait ingérable. Trop fort. Mais je n’ai pas envie de maitriser, de toute façon on n’y arrive jamais. Alors je plonge. J’y crois. Surtout je crois en elle, je ne sais pas pourquoi, et puis je m’en fou.
Elle est là, je n’ai pas encore vraiment réalisé.
Je sais seulement que ça va être beau.
Prévention
Depuis que je travaille un de mes objectifs est de faire passer le message : “En arrêtant de fumez vous économisez. Alors pour vous motiver mettez le montant de vos achats de cigarettes de côté et partez en voyage. Ainsi vous libérez vous poumons, côté mental vous vous faites du bien et vous améliorez la qualité de vie de votre entourage”.
J’ai un message de subsitution mais je ne sais pas comment le faire passer auprès de ma hiérarchie : “En arrêtant de mettre des soutiens gorge vous économisez. Alors pour vous motiver mettez le montant de vos achats de sous vêtements de côté et achetez des sexes toys. Ainsi vous libérez votre poitrine, côté mental vous vous faites du bien et vous améliorez la qualité de vie de votre entourage”

