Articles Marqués ‘Amitié’
Un p’tite voix
Une voix dans la nuit qui va rester une voix amie. La faire rire, questionner, expliquer …cette histoire va continuer à être belle, autrement certe, mais jolie.
Petit verre avec un ami, discussion autour d’une nouvelle organisation de vie, ça fait du bien, puis direction Salle Poirel. La Reine Brigitte était présente sur scène et m’a captivé pendant le spectacle mais également la nuit qui a suivi, un personnage et des textes superbes (sur scène, dans la vrai vie…à voir). Elle était précédée de Sophie Hunger que je ne connaissais pas mais qui m’a heureusement surprise, avec des musiciens au top en plus. Soirée spectacles à Nancy pour le NJP, de ces instants qui vous soigneraient un dépressif. J’adore et il y en a encore tout le week end!
Week-end chez moi
Certains soirs, on n’a pas envie que ça finisse alors on reste juste là pour être bien. Parce qu’on est deux, que sa présence m’apaise, juste comme ça, à partager l’espace.
Premier week-end passé chez moi. Mon histoire avec Elle est enfin terminée, plus envie de rien réclamer, dossier clos, je viens de trier les photos, reste à faire un cd et à déposer un mot “merci pour ces années”. Avancer, tranquille, toujours un peu paumée, mais moins bruyamment dans ma tête. Hier soir une vingtaine d’amis à la maison, pour qu’ils connaissent le chemin, avec eux je sais pourquoi je reste vivre ici. Des délires habituels sur des chansons dépassées, des souvenirs de rituels qui nous unissent, des regards qui comprennent des trucs qui ne se disent pas. Les nouveaux sont vite intégrés, autant qu’ils l’ont souhaité. Dimanche glande, juste bouger à l’apéro, croiser des regards que je ne sais pas toujours lire. Avoir plaisir à vouloir être un peu plus chez moi, plus envie de m’enfuir. Espérer tout de même un appel qui ne viendra pas.
Ceux qui restent
Ca faisait longtemps. J’ai plaisir à les retrouver. Ceux qui ont été là il y a dix ans, que je vois si peu et qui sont ceux sur lesquels je peux compter. Elle n’avait pas comprit quand le jeune m’a appelé pour m’anoncer un évènement important de sa vie alors que l’on ne s’était pas vu depuis un moment. Pourtant ça voulait dire que l’on partage la même idée de l’amitié: on peut ne pas se voir ne pas s’appeler, l’autre est là, on est heureux de se retrouver et pour tous les grands évènements, heureux ou malheueux on s’informe, on partage, rires ou pleurs, espoirs ou coups de gueule. Putain 10 ans. Certaines conversations reviennent : le salaire de celui qui gagne autant que tous les autres réunis, la Sainte Chapelle dont le jeune est passionné, les commentaires sur celui qui n’a jamais de mec… Et puis le sujet qui concerne de plus en plus de monde surgit, c’est vrai que les retrouvailles font désormais soirée séropos, font chier les gars, ceux qui baisent (sauf un) l’ont choppé, on en est à 50% des mecs… cette fois-ci c’est le refus de soin qui est à l’ordre du jour. Là ils abusent.
On se fait vieux, certains vont se coucher tôt. L’élan des retrouvailles me pousse, avec ceux qui souhaitent sortir, au Tango, la boite qui demeure éternelle avec son ambiance un peu hors du temps. Il n’y aura pas une fille car elles sont à la soirée Barbieturix, je le sais, je m’en fout, ils sont plus importants. Retour de la déconnade, souvenir d’une vieille chorégraphie, tout le monde a l’air d’aller au mieux, c’est vraiment la classe ce genre de moments.
Découverte
Quelle idée de partir en vacances avec une amante vue trois fois ? T’imaginais vraiment que ça pouvais coller ? Vous n’avez rien à voir, pas les mêmes envies, pas le mêmes peurs… oui, tu voulais savoir et bien maintenant tu sais : c’était le Top!!!
J’ai vécu des moments hors du temps, en décalage avec ma vie, comme une déportation qui me permettrais de me recaler, de retrouver mes esprits. Le petit espoir de tomber amoureuse et la peur qui allait avec se sont vite envolés, le plaisir de voir naitre une amitié d’amante les a remplacés, un sentiment tout bizarre, un truc d’adultes surement, formidable. Non, ce ne sera pas elle, mais ce que l’on partage est agréable.
Le choix des activités n’a jamais été facile: j’avais envie de tout visiter et elle de se larver sur la plage. Le temps a été partagé, de manière assez naturel. Le Guggenheim est la plus belle œuvre d’architecture contemporaine que j’ai vu, les plages et les espaces naturels lui ont collé un sourire inégalable! J’ai failli me noyer à ma première tentative de masque/tuba, elle a failli disparaître tellement la foule des rues de la ville en Espagne peut lui être insupportable (je le concède, ils parlent très fort ces espagnols!). J’ai, malgré cet évènement, aimé pouvoir nager avec les poissons, elle a eu plaisir à écouter les sons au milieu de l’œuvre de Serrat au Gugg. On a partagé une lecture avec plus que du plaisir… Je me suis vidée la tête, déconnectée de tout pendant une semaine, même des informations (au retour les nouvelles sont parfois un peu dur tout de même). Loin du luxe de la vie avec ma bourgeoise, nous avons eu notre luxe : dormir dans des paysages magnifiques, se poser quand nous en avions envie, grignoter et surtout, ne rien faire de “comme il faut”…
Là j’écoute son rire alors qu’elle est au téléphone. Je suis heureuse de partager la découverte de ce nouveau sentiment avec elle. L’amour, quant à lui, viendra à son heure.
“J’suis à la terrasse du Réservoire, demain je ne suis pas libre, alors viens”. Cool, un p’tit verre. L’ambiance est sympa, des meufs tranquilles, des PD un peu jeunes et rigolos. Dommmage que je sois crevée j’aimerais plus apprécier. Je raconte que j’ai déménagé, ça permet d’afficher “célibataire” à celle qui me rappelle que je l’ai déjà rencontrée avec ma copine (pas classe de ne pas être physionomiste). 1h je commence vaiment à m’effondrer, c’est con, j’aurais bien passé la nuit là.
Dans la difficile vie d’une lesbienne qui vit une séparation il y a un moment crucial : vais-je ou non partir avec un gode? Pour le matériel acheté avant, pas de question à se poser. Pour le reste…bon, c’est moi qui me suis fait plaquée; oui mais c’est moi qui déménage; d’un autre coté, ce serait l’occasion de se renouveller… Allez, je laisse tout!
C’est bien beau mais il va falloir choisir alors! J’en discute avec la spécialiste ès gode du groupe qui est …hétéro 100% (la seule). Là elle part dans un compartif qui dure des heures mais m’affirme que les godes non vibro servent à rien, je tente alors une expolication de la sexualité lesbienne, elle fait des efforts pour comprendre mais n’arrive pas à imaginer du plaisir à cela, forcément, elle est 100% hétéro… Après une grande conversation, nous allons voir sur internet en image et en démo…
Le soir venu, je raconte à Celle de Bout du Monde ma petite discussion, pas ou peu de réaction de sa part…en effet, elle avait oublié d’insister en me disant qu’elle était avec un pot dans la voiture et…sur haut parleur…
Voilà comment j’ai partagé ma sexualité pendant 48h…
Au final, je retourne sur le net de chez moi, tranquille, enfin, pour prêter un peu plus d’attention à ce qui s’offre à moi (enfin offrir, quand on voit les tarifs, c’est beaucoup dire) en tenant compte des conseils de la veille… Et voici mon ordi qui ne cesse d’ouvrir des fenêtres de pub…
La prochaine a intérêt à le savoir : je prendrais tout!!
Je sais, tout le monde dit ça et c’est à chacun de le faire mais quand même, j’en ai un peu marre des gens qui n’appellent pas. Quand j’ai besoin d’un truc ils sont là, quand je ne vais pas bien , ils sont là, à chaque évènement (crémaillère, anniversaire…) ils répondent présent mais en temps normal ils n’appèlent pas. Je les adore mes pot’ et rencontres agréables mais quand est-ce que je vais entendre “Salut, on va se boire un coup parce que je n’ai rien de particulier à te dire…”
Vivement les vacances
Histoire de mec
Il y a un homme dans ma vie. Non, je ne suis pas amoureuse, je n’habite pas avec et je ne l’ai même pas baiser. Mais il y a un gars qui je ne sais pas pourquoi un jour, je me suis dit que ce serais lui et jamais il ne m’a déçu, jamais fait douter. Pourtant il y en a d’autres qui me tourne autour. Des mecs bien voir mignons (plus que lui dailleurs) mais c’est lui, c’est comme ça.
On s’était déjà dit qu’on le ferait, il le voulait aussi. Mais à l’époque c’était à trois et Elle est parti. Alors il a fait comme moi, il s’est pris une grande claque dans la gueule. Pas la même, mais il a du faire le deuil de ce projet, de cette envie. Pour moi aussi c’était un truc à trois. Mais aujourd’hui je me reconstruis. Je commence à penser à l’avenir sans Elle. Je me rends compte que je n’arrive pas à le faire sans lui.
Mais voilà c’est un mec, un vrai, alors pour causer c’est pas toujours facile. Et puis comme il vient de se prendre une claque, peut être qu’il a du mal aussi à s’en remettre. Peut être que dans le fond il ne veut pas. J’ais pas mais je me suis lancée. J’ai évoqué la situation, je lui ai dit “Peut être qu’à deux en fait ce serait plus simple?”. Lui a répondu “A trois c’était bien”. Ben oui, j’suis daccord mais je n’ai pas eu le choix. Je n’ai rien dit mais ma voisine de droite, OVNI fort écouté (hétéro 15 ans de plus que nous et 3 enfants), a été surprise de mon allusion mais a acquiessé sans même se rendre compte qu’elle se mélait de la conversation. Puis la soirée a filé, je sais qu’il y réfléchira. Il est comme ça, il faut que ça murisse puis quand il se décide, il n’y a plus de négociation. Alors j’attend.
J’avais encore le goût du sel sur le bout de la langue et du sable dans les chaussures. Pourtant je suis rentrée, pour eux, pour les voir. Je n’ai pas été déçue. Nous étions tous au bord de la piscine. Ceux qui n’ont jamais le temps avec leur agenda de ministre (qui seront peut être un jour), ceux qui travaillent loin tout là-haut, ceux que des disputes avaient éloignés depuis plusieurs mois. Les amis, c’est ça, il arrive un tas de choses et puis à un moment, on se rejoint. Tous sont toujours aussi friands des derniers potins. Un des garçon a une annonce à faire, tout le monde fait silence pour l’écouter : « Je suis avec un mec depuis un mois ». Son effet est un peu coupé par un échange avec celle qu’a toujours du mal à suivre: « -Bah pourquoi il dit ça. -Mais si, il était hétéro avant. – Ah bon ? !! Moi j’ai toujours cru qu’il était homo – Non, non ! ». Bon, ça fait un de plus. Il va falloir qu’on ramène des hétéros parce que s’ils finissent tous PD … On ne se raconte pas ou peu, on profite d’être ensemble.
Un grand saut dans la piscine, une cabane de bar transformée en « plus petite boite de nuit du monde » le temps d’un orage, des mots et des regards qui me soutiennent lorsque Elles sont trop proches de moi pour que je ne vois pas leur complicité. Une chorégraphie mille fois répétée que l’on apprend aux nouveaux venus. Pas envie d’aller dormir parce qu’on est bien ensemble. Le plaisir d’être encore là au petit déjeuner. Les attentions que l’on a entre nous sont agréables : « tu prends toujours deux sucres ? ». Vient le temps du rangement, les au revoir. Un appel : la maison est libre dans quinze jours! On remet ça ? Yeessss !!
Masochisme et atterissage
Ok, j ‘ai compris, je cesse de stocker les posts et de les publier sans explication, ou pire de planifier leur publication sans même faire gaffe à la date…
Alors pour situer, il y a quelques jours, j’écrivais ça:
“Il est gros… il est gros… Je le vois, je le sens presque déjà.
Ouiii….. je vais y arriver, j’y suis bientôt, me lâchez pas avant. Prenez votre temps, ménagez moi, faites durer. Puis allez y d’un coup. Allez y avec force, que je me le prenne fort. Je veux le sentir. Oui… oui… le sentir dans tout corps…
WAHOU… J’EXISTE !
Mais ça fait mal…un gros mur dans la gueule.”
Sauf que depuis j’ai vu le mur de tellement près que finalement, au lieu d’un gros crash, je préférerais arriver à négocier un atterrissage.
Fille à poubelles
“- J’ai vu ton vélo en bas, tu viens prendre un thé? Mais vraiment, pour prendre un thé (oups, qu’est-ce qui m’arrive?)
- (Tu sais faire ça toi?) Je suis là dans 15 min »
Raconter sa journée à quelqu’un, apprendre à la connaitre, papoter… Regarder par la fenêtre.
« - Tiens, il y a un gars qui a vidé son grenier
- Mais non c’est les encombrante
- Quoi mais c’est génial, il me manque plein de truc. J’adore faire les poubelles…
- C’est vrai ? Moi aussi, on y va ?
- Cool une fille fan de poubelle ! »
Délire avec des chaises, c’est dingue comme les gens vous regardent bizarrement quand vous vous posez sur un trottoir à papoter assises sur une chaise. Ce serait à filmer!
Quand même, les gens ils ont tendance à ne jeter que des trucs pourris, même dans les beaux quartier! Retour tout de même avec 3 chaises et une déception pour des fauteuils, on s’est fait devancer….
C’est la classe une fille à poubelle ! Ca me change des mes amis nancéens habituels. Et puis c’est pas mal aussi de se faire des nouvelles amies….
Le temps tend à l’accalmie.
Méfiances et tentatives de connaissance
Elle m’empêche de l’approcher
Puis me reproche de ne pas m’intéresser à elle
Elle me colle dans une case
Sans même me connaitre
Elle tente de coller à mes désirs
Puis me reproche ces même désirs
Qui ne sont pas vraiment les miens
Elle suscite ma curiosité
Et rentre dans sa carapace
Elle explose
Tente de parler
Me demande enfin ce que je souhaite
Je peux lui dire que j’ai envie d’écouter, d’apprendre à la connaitre
Elle a tellement gardé tout depuis longtemps que ça part dans tous les sens
Je récolte
Je recollerais plus tard
Enfin arriver à la connaitre un peu
Toute cette tension sort
Je voudrais lui faire une bulle
Lui permettre de se détendre
Une petite pose
La protéger un peu
Elle qui m’a tant donné
Elle qui est épuisée de donner
Lui dire qu’elle aussi elle peut demander
Elle aussi elle a le droit de recevoir
Celle qui sourit
Mes amis ont tendance à caricaturer les lesbiennes. Ils disent que pour repérer une lesbienne c’est facile : si tu vois une fille moche (qui parfois pourrais être pas mal, mais ne s’arrange pas), avec des fringues trop larges, qui est dans son coin en soirée et qui fait la gueule et bien bingo! C’est vrai que, même s’ils exagèrent, la lesbienne fait souvent la gueule (surtout jeune, quand elle n’a pas encore rencontré de meufs, ça les mecs il ne peuvent pas comprendre).
J’ai trouvé tout l’inverse. Je ne pensais pas que ça existait à ce point. Celle du bout du monde a aussi un autre nom : Celle qui sourit. Je n’ai jamais vu un sourire aussi généreux, aussi franc. Un sourire à soigner les dépressifs, à vous mettre un truc sur le visage qui ne vous permet plus de faire des photos d’identités. Un sourire qui sera bientot interdit en manif car les système de reconnaissance automatiques ne fonctionnent pas avec un tel sourire. Souvent quand j’ai une petite baisse de forme, je pense à son sourire, bon à ses seins aussi, mais quand même ce sourire là, je ne suis pas prête de l’oublier!

