Articles Marqués ‘Drague’
J’ai pris l’avion. Oui, encore un transport….
C’était comme dans un rêve, ça n’arrive que là d’habitude. Je monte dans l’avion. Je comprends vite que je vais non seulement être coincée mais en plus ne pas profiter du hublot. J’aperçois mon rang, avec une femme et un bébé (putain, heureusement qu’on en a que pour 1h15). Mais lorsque je peux distinguer la personne près du hublot, je découvre une charmante femme, trentenaire, qui finit par tourner la tête et m’adresser un sourire gêné et entendu… « Ben vi, moi aussi j’suis lesbienne… »
Le décollage tarde, c’est un peu stressant. Je sors mon bouquin, « les nouveaux intellos précaires ». Ma voisine semble intéressée (merci Badtrip), mais est trop tendue ou timide, ou les deux… Décollage. Elle finit par sortir « le Monde », cool, j’avais peur que ce soit le Figaro. En plus elle cherche la page « culture »!!! J’en peux plus, mais je ne sais pas comment faire. Je pose mon bouquin pour ouvrir libé, à la page culture, bien entendu!
Là je la sens hésiter. Enfin, elle me demande timidement « je peux regarder votre livre? » Aïe, cette voix…. non, ça gache tout… je lui passe le bouquin. Puis nous commençons à discuter. Elle est chercheuse, non précaire, au CNRS, sur l’imigration; Elle est intéressante, calme, réservée, à l’écoute. J’essaie de passer outre cette voix insupportable. Je bois son propos. Mais non, ce n’est pas possible, sa voix nasillarde reprend toujours. Comment une nana mignonne, intelligente et cultivée peut être dotée d’une voix pareille? Mais qu’elle aille prendre des cours…. Quelle déception. Elle a tout. En plus son labo est à Paris, l’avion, c’est juste pour donner une conférence…. Mais ça tue tout. Je ne pensais pas être aussi attachée à une voix….
Celle de l’ascenceur
Je travaille dans une tour de 25 étages. En elle même, elle est plutot laide cette tour mais comme elle domine tout Nancy, on a une belle vue. Nous ne pouvons monter au bureau que par l’ascenceur. Je travaille au 21ème. Du coup je fait au moins mes 4 tours d’ascenceur par jour, soit environ 20 minutes.
Il y a une fille qui descend au 18ème étage qui est plutot lesbienne, plutot pas mal et a l’air sympa. Elle a à peu près mon âge, avec autant de kilos en trop que moi l’an dernier (je me dis parfois que si elle les a encore c’est surement que elle, elle ne s’est pas fait plaquer). Souvent nous nous retrouvons dans l’ascenceur. Je ne l’ai pas vu depuis une semaine et elle me manque. J’aime bien le matin caresser l’espoir d’arriver à lui dire quelques mots. Mais à chaque fois cet ascenceur qui me parait si long à d’autres moments est bien trop bref, trop rempli, trop froid.
Comment fait-on pour aborder une fille dans un ascenceur?

