Articles Marqués ‘Elle’
Plus tout à fait la même
Pas tout à fait une autre
Plus les mêmes envies
Mais des rêves retrouvés
Plus d’espoirs en Elle
Plus de déception d’Elle
Des ratés parce que “pas le bon moment”
Des instants inoubliables de vie
Des chemins où je me suis perdue
Des chemins où je me suis trouvée
Maintenant dessiner
Et décider.
Point blog
C’est étrange le rapport à un blog. Il permet de vider, d’hurler, de partager tout ce qu’on ne sais pas dire, tout ce qu’il est peut être inutil de formuler mais qui ronge à l’intérieur. Puis tout s’estompe peu à peu, comme cette oeuvre de Sophie Calle , intitulée “Après la douleur”, où, durant 40 jours après une rupture, elle raconte son histoire qui au début est longue et détaillée mais petit à petit celle-ci s’étiole, pour devenir plus que un texte du genre “J’ai était avec un mec pendant quelques années et puis ça c’est terminé. ” Le dernier panneau contient juste : “Suffit”
J’ai débuté ce blog sur une histoire. Aujoud’hui j’ai du mal à écrire, j’ai envie de partir sur autre chose. Je sens la fin venir, pas la fin de l’écriture mais je crois que bientôt tout ce qui est là de très personnel sur mon histoire avec Elle va disparaître de l’espace public pour être mis dans une petite boite, avec vos commentaires. Ces mots deviendront le souvenir d’une époque. Je n’en suis pas encore là mais je sens que ça vient. C’est bien mais j’ai peur aussi, l’amour comble, la rupture déchire, la haine prend la tête mais aujourd’hui, j’ai peur du vide. L’espace des possibles qui s’offre à moi est immense, je me demande quel chemin la vie va m’amener à prendre…
Me retrouver à coté d’Elle dans le train. Malaise et je ne sais pas pourquoi. Ca fini par sortir. Ses reproches d’avoir divulgué un sujet que je n’aurais pas dû. Je dis que non, je me refais le film, peut être que les gens ont compris mais ça m’étonne. Elle donne des détails, non, c’est sure, ce n’est pas moi, je n’étais pas là au moment qu’elle évoque, mais je sais qui c’est et je n’ai pas envie d’expliquer, de justifier, de démontrer comment ça c’est déroulé. Elle n’a pas été correct, alors on va clore le sujet en ne disant rien, en s’excusant presque, juste pour ne pas en parler, pas envie de rentrer là dedans. Pourtant parfois je rêve de tout lui balancer et qu’elle écoute, je rêve qu’elle comprenne mais je me dis, juste après, que jamais elle ne comprendra, l’empathie, elle ne connait pas, elle ne veut pas savoir, alors je me tais. C’est surement la raison principale qui m’a conduit à venir hurler ici.
Finalement le reste de la journée elle va le passer avec sa meuf, un peu d’air, j’sais pas pourquoi j’étouffe quand elle approche. L’envie d’hurler qui ne sort pas surement. Il faut que ça passe. Soigner le mal par le mal c’est tout ce que je sais faire. Elle m’a sauvé en foutant tout en l’air, j’aurais mal fini sinon. Trop associale, trop hors de la société, trop dans son monde, trop avec ses règles, trop différente, trop étrangement attirante, trop… J’sais pas… comme un univers à part et aimanté, un trou noir : attirante, passionante et dangereuse. Indescriptible en fait. Et maintenant elle est là et j’ai cette haine, cette indifférence, ce rejet et ce réconfort. Je dois être incompréhensible car je ne me comprends pas.
Elle nous rejoint. Une remarque du n°1 à sa mère en rigolant : “Tu as l’habitude de manger avec ta fille, sa meuf et ses ex? ” Ca me fait marrer. La mère se force d’un petit sourire mais a quand même les yeux qui brillent, pas très fin sur ce coup là, mais moi, ça me fait marrer quand même. Tout est de plus en plus normal. J’aurais juste besoin que moi aussi il y ai quelqu’une qui prenne ma main au dessus de la table comme elles le font, comme elle ne l’a d’ailleurs jamais fait avec moi. C’est sûrement cela qui lui fallait pour s’assumer enfin, j’espère que dans sa tête c’est ça. Je lui en veux de moins en moins. Peut être que son idée de venir partager notre suite familiale (à condition qu’il y ait bien deux chambres précise-t-elle) n’est pas très bonne. Peut être que au contraire, à force je m’y ferais vraiment et que tout s’appaisera.
N’empêche que là, maintenant, ce qui me manque et qui me touche, ce n’est plus Elle, ni elles deux, ni le regard des autres, ce sont des mains pour me toucher, des yeux pour me regarder, des rires et la construction d’une vie à deux…
Vent de vérité
Certains voyages vous font grandir grâce à de nouvelles rencontres, à de nouveaux horizons. Durant mon séjour, rien de bien neuf pourtant mais un regard différent sur les choses, sur les gens. Je ne sais pas bien où tout cela va nous mener mais en une semaine j’ai grandi.
Je crois que je ne lui en veux plus, enfin plus vraiment, même s’il reste de la rencoeur. Je me suis trompée, avec un peu de lucidité j’aurais deviné comment ça devait tourner. C’est peut être pour ça que je ne lui en veux même pas, je m’en veux de ne pas avoir voulu voir. Et puis je suis encore attachée à Elle, malgré tout. L’amour a ce coté étrange que même après la souffrance que peux vous faire endurer l’autre, un aspect merveilleux demeure.
Je ne sais pas la suite, je sais juste que maintenant je respire mieux. Surement le vent de vérité qui viens de souffler m’a donnné un grand bol d’oxygène, même si cette vérité dérange.
J’aime les gens qui disent et arriver moi-même à le faire. Il n’y a pas que les mots, on peut dire avec un sourire, un rire, un geste, un regard; ou encore avec l’art ou en racontant une histoires.
Avec Elle c’est étrange, à un moment nous avons beaucoup parlé, surtout juste après le temps des Mensonges, puis plus rien. Le temps de Dire aura été bref, c’est dommage, j’aimais bien ce que l’on se mettait à partager de nouveau.
Dernière nuit dans ce lit
Dernière soirée, tu n’es même pas rentrée
Tu as des qualités mais tu n’as pas la classe
On aurait pu se dire au revoir
Mais tu ne sais pas “dire”.
Question existentielle (5)
C’est quoi la différence entre être ensemble, partir ensemble en vacances et pas baiser ET ne pas être ensemble, partir ensemble en vacances et pas baiser?
Combien de temps
Combien de temps il va me falloir ? Je suis déçue de replonger depuis hier soir, je pensais m’en être sortie. La rechute fait partie du chemin… fait chier. Gueule de bois. Heureusement il y a Celle qui sourit et qui me fait sourire, elle me réchauffe. Et ça c’est bon.
D’ailleurs là, comme elle ne décroche pas son téléphone, parce qu’elle travaille ou essaie d’illuminer son tournesol pour qu’il change de coté, j’viens de faire un tour sur son blog. Et hop, tout de suite, ça a un coté magique. Quand j’réclame des bras, c’est ceux là que j’veux et ça c’est pas facile mais au moins je sais qu’ils existent!
Manipulation
Je me surprends parfois à agir comme Elle, à poser des questions uniquement pour voir la réaction de l’autre, à sous -entendre une réponse de ma part à cette même question alors que je n’en n’ai pas puis à appréhender sa réponse car je ne sais pas vraiment laquelle me satiferait, à n’y réfléchir qu’ensuite.
Je n’aimais pas cette manipulation de l’esprit de sa part, même si je me prêtais au jeu, je le trouvais malhonnête. En même temps, je ne vois pas d’autres façon de savoir vraiment ce que l’autre pense.
A quel point m’a-t-elle changée?
Je te vois avec cette femme dans tes bras
Comme si d’un coup les autres ne te gênaient pas
Je la vois avec des larmes dans les yeux
Je me dis qu’elle aussi, elle en a plein la tête
J’aimerais être tout contre celle qui me rassure
Mais elle est loin, là bas
Je voudrais que l’on puisse être bien
Toutes, même toi, même elle
Ses silences sont comme des mensonges, je sais qu’elle pense. Ne pourrait-elle pas s’exprimer pour m’aider à avancer? Est-ce trop demander ?
Retrouvailles
Enfin parler, enfin se poser avec Elle. Arriver à lui dire que j’ai besoin de comprendre pour me reconstuire. Lui reprocher de ne pas avoir pris soin de moi.
L’écouter me dire tout ce que je n’arrêtais pas de lui répéter mais qu’elle a mieux intégré en l’entendant de la bouche d’une autre. Savoir qu’elle est mal d’avoir des trucs à régler. Etre heureuse qu’elle en ait pris conscience. Me demander si elle va arriver à y faire quelque chose. Me demander combien de temps ça va prendre. Voir qu’elle met elle-même des barrières à sa relation actuelle. Des limites qui vont faire mal à quelqu’un d’autre. Toujours des bâtons qui rendent les choses impossibles. Protections contre le bonheur.
Lui dire qu’elle n’a posé aucune question sur moi. L’entendre me répondre qu’elle pensait que je ne voulais pas en parler. Savoir qu’elle a raison. Savourer le fait qu’elle me dise “mais je te surveille de loin”. Etre contente de savoir que malgré tout elle est toujours là.
Lui réclamer un câlin. Savoir ce qu’elle va répondre. Entendre la réponse : “après ma cigarette”. Me poser contre Elle, juste pour voir. Sentir que ça m’apaise.
Lui parler de Celle du bout du monde. Sourire à ses deux questions. Dans l’ordre : “Est-ce qu’elle est intelligente?”, puis “Est-elle socialiste?”.
Me rendre compte que malgré tout, elle est restée elle-même. Comprendre qu’elle prend le chemin. Espérer qu’elle aille jusqu’au bout. Avoir plaisir à la retrouver.
J’ai beau occuper ma tête
J’ai beau occuper ma vie
J’ai beau occuper mes nuits
J’ai beau remplir mon lit
Je peux penser à d’autres voyages
Rêver à d’autres paysages
M’inventer un autre avenir
Aspirer à un autre devenir
Y ‘a pas à chier, elle me manque
Le soir avec Elle, nous n’arrivons pas à discuter, elle est toute renfrognée dans ses pensées et moi je me cache derrière mon ordinateur. Le soir, ça me fait chier de devoir encore habiter avec Elle, je voudrais être seule.
Le matin est complètement différent. Tout commence par une odeur de cigarette qui entre dans la chambre malgré la porte fermée. Cette odeur qui m’insupportait autrefois me réveille doucement. Elle se lève tôt depuis que nous ne sommes plus ensemble. Je me lève alors pour prendre ma douche puis choisir mes habits, en étant heureuse de voir celle qui m’insupportait tant la veille au soir. Je descend avec un grand bonjour, juste parce que je suis bien, elle me répond sur le même ton. Puis je lui demande si ce que je porte conviens, pour qu’elle pose son regard sur moi.
J’ai envie de la prendre dans mes bras, encore plus que lorsque nous dormions ensemble. Je me contente de lui reverser du café. Nous discutons, de voyages futurs, de sa nouvelle meuf qui n’assure pas avec ses gamins, Elle la critique, je lui demande ce qu’elle fou avec, Elle me dit qu’elles se voient peu…
J’arrive toujours en retard au travail ces matins là, ma seule envie est de rester avec Elle. J’aimerais faire durer ces instants. Je me demande comment ça va être après.
Vendredi : défi
Je suis invitée à un soirée où je suis prioritaire par rapport à la meuf d’Elle. En fait Elle souhaite venir avec mais comme je suis l’ami de celui qui fait la soirée, je suis prioritaire. Mais j’ai fait ma princesse : “Bien sure tu peux venir avec, les temps changent….”
Argh j’ai les boules! Je vais devoir faire ma fière qui s’en fou…
Il n’y a pas quelqu’une qui veut jouer le rôle de ma meuf ? Il y aura du bon fromage et des vins de qualité! Et puis j’suis pas trop mal à sortir en public, si,si, je vous jure!

