Articles Marqués ‘Etrange’
Un verre avec Lui
Il est toujours aussi charmant, parle beaucoup trop politique pour moi, va surement devenir papa parce qu’il est toujours avec cette meuf que je trouvais charmante également, mais je n’ai pas osé lui demander. Il est le souvenir lointain d’une nana capable de trouver un mec beau et intelligent, troublée et l’impressionnée par sa seule présence. Parfois je me demande pourquoi ça ne m’arrive plus? pourquoi suis-je devenue vraiment lesbienne?
Me retrouver à coté d’Elle dans le train. Malaise et je ne sais pas pourquoi. Ca fini par sortir. Ses reproches d’avoir divulgué un sujet que je n’aurais pas dû. Je dis que non, je me refais le film, peut être que les gens ont compris mais ça m’étonne. Elle donne des détails, non, c’est sure, ce n’est pas moi, je n’étais pas là au moment qu’elle évoque, mais je sais qui c’est et je n’ai pas envie d’expliquer, de justifier, de démontrer comment ça c’est déroulé. Elle n’a pas été correct, alors on va clore le sujet en ne disant rien, en s’excusant presque, juste pour ne pas en parler, pas envie de rentrer là dedans. Pourtant parfois je rêve de tout lui balancer et qu’elle écoute, je rêve qu’elle comprenne mais je me dis, juste après, que jamais elle ne comprendra, l’empathie, elle ne connait pas, elle ne veut pas savoir, alors je me tais. C’est surement la raison principale qui m’a conduit à venir hurler ici.
Finalement le reste de la journée elle va le passer avec sa meuf, un peu d’air, j’sais pas pourquoi j’étouffe quand elle approche. L’envie d’hurler qui ne sort pas surement. Il faut que ça passe. Soigner le mal par le mal c’est tout ce que je sais faire. Elle m’a sauvé en foutant tout en l’air, j’aurais mal fini sinon. Trop associale, trop hors de la société, trop dans son monde, trop avec ses règles, trop différente, trop étrangement attirante, trop… J’sais pas… comme un univers à part et aimanté, un trou noir : attirante, passionante et dangereuse. Indescriptible en fait. Et maintenant elle est là et j’ai cette haine, cette indifférence, ce rejet et ce réconfort. Je dois être incompréhensible car je ne me comprends pas.
Elle nous rejoint. Une remarque du n°1 à sa mère en rigolant : “Tu as l’habitude de manger avec ta fille, sa meuf et ses ex? ” Ca me fait marrer. La mère se force d’un petit sourire mais a quand même les yeux qui brillent, pas très fin sur ce coup là, mais moi, ça me fait marrer quand même. Tout est de plus en plus normal. J’aurais juste besoin que moi aussi il y ai quelqu’une qui prenne ma main au dessus de la table comme elles le font, comme elle ne l’a d’ailleurs jamais fait avec moi. C’est sûrement cela qui lui fallait pour s’assumer enfin, j’espère que dans sa tête c’est ça. Je lui en veux de moins en moins. Peut être que son idée de venir partager notre suite familiale (à condition qu’il y ait bien deux chambres précise-t-elle) n’est pas très bonne. Peut être que au contraire, à force je m’y ferais vraiment et que tout s’appaisera.
N’empêche que là, maintenant, ce qui me manque et qui me touche, ce n’est plus Elle, ni elles deux, ni le regard des autres, ce sont des mains pour me toucher, des yeux pour me regarder, des rires et la construction d’une vie à deux…
Histoire de lesbiennes
J’ai couché avec la nana qui était avec la meuf qui baisait avec la nana de mon ex lorsque j’étais encore avec la précédente mais peut être déjà un peu avec mon ex (c’est dur de dater de manière précise).
Je ne comprends pas en quoi certains trouvent les histoires de lesbiennes compliquées ?
Genre (Questions existentielles 4)
Pourquoi le serveur continu de nous appelez “Messieurs”, alors que le pervers qui fantasme sur nous depuis que nous nous sommes frolées a immédiatement compris que nous étions “Mesdames”?
Papillonage
Je papillonne
J’aime cette liberté
Mais parfois je me dis que je ne suis pas douée
Je fini toujours plus ou moins par m’attacher
Seule garde fou : ne pas les intégrer dans ma vie
Pas facile pour elles
En aurais-je honte ?
Non, au contraire, je parle d’elles
Je les emmenne partout dans ma tête
Je sens leurs odeurs
J’entend leurs voix
Mais j’ai peur
Je ne veux pas
Pas encore
Pas maintenant
Au travail, tous les matins, je commence par passer dans le bureau du secrétariat pour dire bonjour. Le rituel comprend aussi l’inspection de mon habillement de leur part, avec commentaires, conseils, discussion… En fait c’est plutot agréable de savoir qu’il y a des personnes, surtout des filles, qui vont vraiment vous regarder. Sauf ce matin. Parce que ce matin, il faisait chaud. Je n’avais pas eu le temps de faire la lessive de ce week end. Alors j’ai du composer avec ma garde robe. J’ai attrapé mon pantacourt le plus léger et me suis dit qu’il ferait bien l’affaire. Etant, comme souvent en ce moment, en retard, je n’ai pas pris le temps de voir l’étendu des dégats. Au bout de quelques pas, je m’en suis pourtant rendue compte. Pour éviter trop de gène, j’ai dérogé à l’habitude et j’ai foncé dans mon bureau attraper quelques trombonnes pour essayer de tenir un peu ce pantacourt qui avait au final deux ou trois tailles de trop… Il fallait tout de même aller dire bonjour, alors je me lance. Après environ 3 secondes, c’est parti. “Bon, on sais que tu as maigri mais quand même tu n’es pas obligée de nous le montrer en te déshabillant juste en laissant glisser ton pantalon…”
Adieu ma sieste du midi, il me faut un pantacourt. Faire les magasins seule, ce n’est pas ce que je préfère, mais après quelques coups de téléphone, il faut m’y résoudre, personne n’est dispo. H&M, rien de convenable, GAP tiens, il ya un truc. La vendeuse s’approche : “vous chercher quelle taille? “. Si je savais… Je lui montre mon pantacourt, elle me donne un 36 (” faut peut être pas abuser non plus”) et précise que le lin se détend. Je prends quand même une taille au dessus. J’ai bien fait, ça me va. J’aime bien faire les magasins comme ça 8 minutes et c’est bon.
En payant je suis attirée par un truc étrange que je n’ai pas mis depuis des années, sauf quelques rares soirées, 2 exactement en 3 ans : une robe. Une robe d’été. On doit être bien dedans. Mais elle n’est pas top celle-ci quand même… tiens, je suis bizarre en ce moment. Je reprends ma route pour rentrer chez moi. Ca me travaille. Pourquoi pas ? En ce moment j’fais c’que je veux, juste parce que j’en ai envie, alors pourquoi pas ça. Esprit se glisse sur mon chemin, un second pantacourt ne serait pas un luxe. Bof, ils n’ont rien…sauf cette robe longue. Non, trop robe des champs, la courte là plutot! Yes! Je l’essai. La vendeuse essai encore de me refiler du 36 s’en suis discussion ”- Mais le 38 ça baille un peu… ” “- Oui je n’ai pas de sein et alors c’est pas pour ça que je rentre dans du 36. ” J’essai quand même pour lui montrer, ça lui évitera de faire la gaffe avec quelqu’un de plus succeptible. ”- Vous voyez : je ne rentre pas!”. Elle est quand même sympa cette vendeuse. Elle me dit même qu’avec mes spartiates ça va bien. Parce que si faut que je me mette aux talons juste pour porter une robe, ça va me gonfler. C’est bon, je prends.
Wahou, la tête qu’elles vont faire à la seconde inspection fringues les filles! Je repasse chez moi pour les finitions (tant qu’à surprendre autant ne pas gacher avec des détails) : lissage de cheveux, épilation, collier, bracelet, crème… Oui là c’est parfait! A l ‘arrivée, j’ai droit à l’effet attendu! Tout le couloir les entends commenter. Je dois préciser 15 fois que je n’ai pas de rendez vous ce soir. Je ne suis pas sur un coup. Juste beoin de…je ne sais pas…
C’est étrange ce qui me passe par la tête en ce moment!

