23 juin 2010

Féminisme et intergenre

Posté par Liop

Femmes. Hommes. Féministes. Tour de table dans une association féministe. Putain qu’est-ce que je fou là ? Une, deux, trois dix…tout le monde parle des hommes et des femmes. Putain ils/ elles me font chier. Oui je suis féministe. Mais est-ce que je suis une femme après tout ? « Les femmes font ci et ça ; les hommes font ci et ça ». Je fais un peu des deux. Même ici elles vont tenter de me faire rentre dans une case.

 

Putain c’est mon tour. Fait chier je dis quoi ? Rien ? Je vais tenter de le dire. Je ne sais pas si je vais y arriver. « Je suis d’accord avec vous sur nos objectif, mais dans le fond là je vis super mal votre discours »… je ne sais pas comment dire. C’est la première fois que j’en parle là, comme ça, en public. Je n’y arrive pas . Vous me faites chier.

Lâchez-moi avec vos cases. Oui, je me sens femme quand je suis discriminée comme étant une femme. C’est le seul moment où je me sens femme dans la société. C’est pour ça que je viens dans cette assoc’féministe.  

 

Pour le reste j’vais pas détailler. J’ai un corps de femme. Parfois je me dis qu’avoir une bite ça pourrait être sympa, au moins pour essayer mais j’aime mon corps de femme, le pied qu’il me permet de prendre et de faire prendre. Mais je ne me sens pas femme. Ni homme. Ou les deux. J’men fou. Lâchez moi bande de meufs, espèce de femmes. Arrêtez avec vos cases vous aussi. Taisez-vous. Quand vous enfermez les hommes dans un stéréotype, j’me sens disciminée. Mais ça vous ne vous en rendez pas compte. A vos yeux je suis juste une femme. Parce que votre regard il est comme celui des hommes qui m’agressent, qui m’insultent, il prend en compte que mon cul, mes seins, mon corps de femme.

 

“Les femmes doivent arrêtez de se comporter comme des femmes.. Les hommes ne veulent pas cela.” Vous n’avez jamais pensé que c’est difficile d’être un homme aujour’hui ? C’est quoi en fait l’identité masculine ? Et puis qu’est-ce qu’on en a à foutre dabord ? Essayez de dépasser vos cases.  Arrêtez avec cette dichotomie. Si on parlait juste du vivre ensemble.

 

Homme/ Femme c’est la base du féminisme, non? Finalement sans cette question de genre, le féminisme exite-t-il ? Peut être pas. Alors peut être que, là non plus, je n’ai pas ma place.

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14 juin 2010

Féminisme ou égalitarisme?

Posté par Liop

Un jour il serait peut être bien d’avoir un débat avec les féministes sur la manière de vivre dans un couple où les genres sont identiques.  Durant tout ce week end féministe a été rappeler que 80 % des tâches ménagères sont fait par les femmes dans les couples hétéros. La question de genre ne rentrant plus en compte chez les homos, la répartition de ces tâches n’est pas pour autant à 50/50… Par ailleurs dans les discussions de lesbiennes revient régulièrement la question de la violence.

Peut être qu’un atelier sur la vie de couple pourrait être intéressant?! En attendent ce matin ma femme m’a demandé de ranger la confiture ET ma tasse de café !

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26 sept 2009

Question existentielle (9)

Posté par Liop

Une femme peut-elle se déclarer féministe ET objet sexuel ?

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10 juin 2009

Poils

Posté par Liop

N’avez vous jamais eu de discussion sur les poils avec des lesbiennes? Elles peuvent en parler dse heures. Ca va des discussions un peu pouf sur la toute nouvelle manière de s’épiler (”Tu as essayé la nouvelle crème Veet 3 min sous la douche? Je te la prête, tu m’en diras des nouvelles! ), jusqu’à l’analyse de l’asservissement de la femme en tant qu’objet formaté par cette société machiste à qui on empêche de rester naturelle en gardant ses poils.

Perso, je n’aime pas trop les poils (même s’y j’aime bien ce mot qui est dans plein d’expression et puis aussi que j’aime bien jouer avec… je ne m’appelle pas Liop pour rien). J’aime bien sentir une peau toute lisse sous mes doigts, mes pieds, mon corps… hum, bon, je m’égare.  Moi même, quand je suis bien épilée, je  me sens un peu plus toute nue, et ça, j’aime bien globalement. C’est un peu ambigüe car ça reviens à être ” à poils”, sans poil.

Certaines féministes trouvent que c’est une exigence de plus imposée par la société à la femme. C’est un asservissement qui tend à crée une femme-objet, une femme-poupée. “Soyez libre : gardez vos poils”.

C’est vrai que ça prend du temps quand même tout ça. On devrait avoir des heures de mise en disponibilité pour s’épiler, particulièrement pour les “célibataires” très poilus. S’il n’y avait que les jambes encore. Les aisselles ne peuvent jamais être négligées, même l’hiver. Le maillot est indispensable, au risque de devoir rester habillée au bord d’une piscine. Pour ce qui est de certaines, les cuisses sont également obligatoires, voir les pieds. Les tétons sont quand même à dégager. Bien sure tout ceci est sans parler des soucils, de la moustache et des quelques poils de barbe… Dire que certaines d’entre nous se battent pour en avoir. (Note pour plus tard : en cas de famine, aller en soirée avec un panneau “poils de tous type à vendre“.)

Vous l’aurez compris, dans les discussions sur les poils, je suis dans la catégorie pouf qui test la dernière crème (oui, même lesbienne on peut être un peu pouf parfois et ce n’est pas une perversion de la société, juste un truc qu’on peut bien aimer. Allez cherchez bien les filles, j’suis sure qu’il y a un truc caché en vous).

Mais ça me pose quand même une question, digne d’une table ronde au prochain rassemblement lesbien : Est-ce que s’épiler est incompatible avec le fait d’être féministe?

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