Articles Marqués ‘Vivre’
Plus tout à fait la même
Pas tout à fait une autre
Plus les mêmes envies
Mais des rêves retrouvés
Plus d’espoirs en Elle
Plus de déception d’Elle
Des ratés parce que “pas le bon moment”
Des instants inoubliables de vie
Des chemins où je me suis perdue
Des chemins où je me suis trouvée
Maintenant dessiner
Et décider.
La roue tourne
Roule, roule…
Quoi que l’on fasse, la roue tourne, alors autant essayer d’agir pour rester maître. “Les non-choix sont des choix” dit-il. “Oui mais c’est être faible ” aurais-je dû répondre. Je ne l’ai pas pensé à ce moment là, lui qui déteste tant la médiocrité.
Je lis les blogs, en cette heure tardive, tout ce qui me vient à l’esprit c’est que la roue tourne.
Roule, roule…
Alors ce soir je me suis lancée. Il était en retard. On a parlé de tout. J’ai espéré qu’il me soumette un sujet qui… Et puis non, alors j’ai sauté, à pieds joints… Un peu de courage! Et voilà, ça c’est fait.
Une non réponse, un non choix. Enfin si, quand même un peu. Juste un “Oui mais… quatre questions à régler”. Ne pas choisir serait être médiocre. Il faudra qu’il le fasse. Il s’en rendra compte. Peut-être est-ce mieux que ce soit de lui-même. Peut être…
Roule, roule…
La roue tourne
De quoi sera fait demain? Je ne sais pas. Je ne sais rien. Je sais juste que c’est beau.
Beau de ne rien savoir, beau que ça roule, roule, même si parfois c’est angoissant.
Allez, vas-y le Grand Jacques, chante, chante
Pendant ce temps ma vie roule, roule…
Pendant ce temps, les pleurs se mélangent aux espoirs, les plaisirs aux souvenirs des rêves anéantis.
Roule, roule…
Le temps passe, les souvenirs se dessinent, l’avenir aussi et toujours de nouveaux espoirs, de nouveaux sourires, de nouveaux chemins…
Shéma en question
Souvent j’entends dire “pour trouver il ne faut pas chercher”. Mais pourtant sans même le vouloir il y a des moments où l’on se sent ” prète”. Alors sans chercher, en général, ça arrive. Mais est-ce parce qu’on le voulait donc ça tombe sur la première personne correcte croisée ou est-ce juste parce que c’est elle?
Blanc et vide
La dernière couche du dernier bout de mur est terminée. Désormais tout est blanc. La pièce est vide. Seul l’ordinateur trône au milieu tel une tour d’observation. Peu à peu je vais m’approprier l’espace. Le tableau bleu sera à gauche pour que je puisse le voir quelque soit l’endroit par lequel je rentre mais également lorsque je suis sur mon canapé. L’affiche féministe sera surement au dessus du radiateur, à veiller sur le canapé. Vais-je faire la frise de mini photos, pour les sortir et se souvenir au détour d’un regard? Surement, je vais juste prendre mon temps pour sélectionner les clichés. La télé m’ennuie, l’écran prend de la place, ce n’est pas un bel ouvrage, il va falloir trouver une manière de l’intégrer. La jambe de mannequin diffusera de la lumière, ce sera son nouveau look. A terme je mettrais une glace sur la cheminée. Debout dans l’entrée, à gauche du canapé se dressera le mannequin d’expression qui se transformera au fil du temps, des idées, des cris et des gens de passage… Au plafond vont apparaître des mobiles, rapidement les murs m’ennuient, ils sont trop plats, figés. Les mobiles sont par contre à la fois équilibre et mouvement perpétuel, parfois quasi-imperceptibles.
Toutes ces choses vont arriver et bien d’autres encore
mais ce soir,
les murs sont blanc et la pièce est vide.
Petit verre avec un ami, discussion autour d’une nouvelle organisation de vie, ça fait du bien, puis direction Salle Poirel. La Reine Brigitte était présente sur scène et m’a captivé pendant le spectacle mais également la nuit qui a suivi, un personnage et des textes superbes (sur scène, dans la vrai vie…à voir). Elle était précédée de Sophie Hunger que je ne connaissais pas mais qui m’a heureusement surprise, avec des musiciens au top en plus. Soirée spectacles à Nancy pour le NJP, de ces instants qui vous soigneraient un dépressif. J’adore et il y en a encore tout le week end!
Depuis longtemps je n’avais pas été dans cet état de fatigue… il me faudrait 48h de sommeil pour m’en remettre. Pour moi ce sera une semaine café et sans alcool.
Je ne sais pas comment gérer l’équilibre entre un corps qui ne tiens pas longtemps et un cerveau qui est tellement inutile au travail qu’il est en demande forte dès que j’en sors.
Week-end chez moi
Certains soirs, on n’a pas envie que ça finisse alors on reste juste là pour être bien. Parce qu’on est deux, que sa présence m’apaise, juste comme ça, à partager l’espace.
Premier week-end passé chez moi. Mon histoire avec Elle est enfin terminée, plus envie de rien réclamer, dossier clos, je viens de trier les photos, reste à faire un cd et à déposer un mot “merci pour ces années”. Avancer, tranquille, toujours un peu paumée, mais moins bruyamment dans ma tête. Hier soir une vingtaine d’amis à la maison, pour qu’ils connaissent le chemin, avec eux je sais pourquoi je reste vivre ici. Des délires habituels sur des chansons dépassées, des souvenirs de rituels qui nous unissent, des regards qui comprennent des trucs qui ne se disent pas. Les nouveaux sont vite intégrés, autant qu’ils l’ont souhaité. Dimanche glande, juste bouger à l’apéro, croiser des regards que je ne sais pas toujours lire. Avoir plaisir à vouloir être un peu plus chez moi, plus envie de m’enfuir. Espérer tout de même un appel qui ne viendra pas.
Vent de vérité
Certains voyages vous font grandir grâce à de nouvelles rencontres, à de nouveaux horizons. Durant mon séjour, rien de bien neuf pourtant mais un regard différent sur les choses, sur les gens. Je ne sais pas bien où tout cela va nous mener mais en une semaine j’ai grandi.
Je crois que je ne lui en veux plus, enfin plus vraiment, même s’il reste de la rencoeur. Je me suis trompée, avec un peu de lucidité j’aurais deviné comment ça devait tourner. C’est peut être pour ça que je ne lui en veux même pas, je m’en veux de ne pas avoir voulu voir. Et puis je suis encore attachée à Elle, malgré tout. L’amour a ce coté étrange que même après la souffrance que peux vous faire endurer l’autre, un aspect merveilleux demeure.
Je ne sais pas la suite, je sais juste que maintenant je respire mieux. Surement le vent de vérité qui viens de souffler m’a donnné un grand bol d’oxygène, même si cette vérité dérange.
Tranquilisant
Des tranquilisants ça se vend en cachet, certains préfèrent les voyages mais pour moi ce sont les gens. Un p’tit verre avec les amis et je ne suis plus angoissée de partir avec Elle (tiens, je viens d’oser dire que je l’étais), un coup de fil et je me bouge dans un autre monde, à deux rues de chez moi.
Petite maison hors du temps où je je me retrouve avec trois quasi-inconnues et une amie. On prend un verre, elles sortent une guitare, se mettent à chanter. Les voies qui sortent sont belles, surtout celle de la musicienne, elle tranforme mon regard sur elle, une compo puis une reprise, celle de “dis quand reviendras-tu”. Je connais les paroles par coeur (mais je me tais avec ma voix non accordée), je l’écoutais en boucle quand Elle m’avait demandé du temps. La chanson ressort ce soir dans une version personnelle, avec des rires et des appartés, elle deviens un autre message, comme pour exorciser le premier. Puis de nouveau une compo : tes souvenirs meilleurs/ sont cachés sous ton tailleur…
Petite soirée idéale à découvrir des filles de 15 ans de plus que moi, qui sont là avec leur passé, leurs histoires d’ex, leurs fissures et un putain de sourire qui donne du beaume au coeur. Merci les meufs c’est exactement ce dont j’avais besoin et ce matin, vous ne le voyez pas mais j’ai de nouveau un p’tit sourire sympa et dans la tête l’idée que tout va être beau!
Fille à agenda
Quatrième calendrier saisi dans mon agenda, celui-ci est bien fait car il va jusqu’à juillet 2010. Il ne me reste qu’à fixer les dates de réunions que je dois mettre moi-même puis je pourrais enfin déterminer mes dates de congés. Je vais être raisonnable et faire cela que jusqu’à fin décembre pour le moment. Après je pourrais déterminer mes week end et acheter mes billets de train…
Je suis effectifement une fille à agenda. Le dimanche, je regarde ma semaine, généralement il n’y a pas de temps vide sur le calendrier. Enfin si, lorsque je vois que je vais craquer ou que j’ai besoin d’un temps pour moi, je réserve un créneau horaire dans lequel je marque “repos” lorsque je sens que je dois me poser ou “improvisation” lorsque j’ai envie de prendre un temps adapté à l’humeur du jour.
Certains évènements sont incontournables car ils sont liés à des engagements électifs, donc j’acceptais en me présentant les contraintes qui y sont liées, c’est à dire la présence à un certain nombre de réunions et représentations. J’ai un métier également (oui, je sais parfois on oubli tellement il est secondaire dans mon esprit), j’essai d’adapter un maximum l’organisation de mon travail à mes mandats, on voit bien l’ordre de priorité. Puis certaines dates sont dûes au calendrier des programmations artistiques de la belle cité nancéenne : Opéra et surtout théatre de la Manufacture. Une fois tout cela posé, je tente de voir où caser une semaine ou deux de révisions (encore et toujours ce concours que j’aurais bien un jour). Enfin, je peux regarder les week-end pour aller voir la famille, pour aller à Paris. Hop le tour est joué.
Ainsi, d’une semaine sur l’autre, je pourrais fixer facilement les réunions dont les dates ne peuvent pas se planifier trop à l’avance et puis prendre rendez-vous avec mes amis!!
Vous trouvez ça lourd? Oui, ça l’est un peu mais je n’ai pas trouvé mieux pour arriver à faire autant de choses que je voulais. Dès que j’arrête, je manque un spectacle, propose d’aller voir ma famille un moment où elle n’est pas là et fixe mes vacances alors que je dois me rendre à une réunion incontournable…
La jeune fille qui m’accompagnera sur ma route devra s’y faire : je suis une fille à agenda!
Combien de temps
Combien de temps il va me falloir ? Je suis déçue de replonger depuis hier soir, je pensais m’en être sortie. La rechute fait partie du chemin… fait chier. Gueule de bois. Heureusement il y a Celle qui sourit et qui me fait sourire, elle me réchauffe. Et ça c’est bon.
D’ailleurs là, comme elle ne décroche pas son téléphone, parce qu’elle travaille ou essaie d’illuminer son tournesol pour qu’il change de coté, j’viens de faire un tour sur son blog. Et hop, tout de suite, ça a un coté magique. Quand j’réclame des bras, c’est ceux là que j’veux et ça c’est pas facile mais au moins je sais qu’ils existent!
Quand Je redeviens
Sortir du travail après avoir écrit une petite histoire, aller prendre un verre avec les amis, retrouver le photographe pour tenter de faire avancer un projet, me poser chez moi et prendre le temps de faire chauffer de vrais légumes, ne mettre ni musique ni télé, regarder un peu les blogs, prendre le livre qu’elle m’a prêté, me rendre compte que je n’ai pas allumé les plaques électriques sous mes légumes, lancer des pâtes, reprendre mon livre en me demandant si elle va appeler, attendre un peu, puis aller me préparer pour dormir, entendre la sonnerie, sourire avant même de décrocher, m’endormir avec elle…
Y a un truc
J’la connais pas et elle est là. Elle est là dès le matin quand je décide de ne pas mettre de sous -T parce que c’est vrai qu’on est mieux. Elle est là quand je leur répond “non, pas ce soir” . Elle est là quand je m’endors en pensant au creux de son épaule.
J’ai envie de perdre cette lucidité qui fait que je sais ce qui va se passer. Oublier, me plonger dans elle malgré les km. De toute façon fallait bien que ça me tombe dessus. Mais pourquoi Celle de bout du monde, pourquoi pas plus près? C’est le seul problème pour le reste, j’aimerais bien me poser là. Pourtant, elle qui est si positive, au lieu de me calmer, c’est moi qui lui refile mes angoisses. Faut que j’arrête. On sait, alors pas la peine d’insister, pas la peine de passer son temps à y penser. Faut que je profite, que l’on profite.
J’ai eu l’impression de la harceler hier tellement je l’ai réveillée. J’aurais pourtant voulu plus. Si j’avais eu les moyens j’aurais mis une oreillette à mon téléphone pour faire un peu les boutiques avec elle. Je lui aurais demandé son avis sur tout. P’t'être même que je l’aurais emmenée dans la cabine…
Parfois j’me dis que c’est con, on s’est a peine vu. Ouai mais y a un truc et c’est ça qui est chouette!
Le jour s’est levé
Il y a des matins où il fait jour. Après m’être enfoncée, envie de remonter. Pourquoi maintenant, pourquoi ce matin? Je ne sais pas, surement pour des millliards de choses. Peut être aussi que si je continue je vais aller trop loin. Peut être surtout que ce week end a été un signe fort, ou plutot plein de signes.
Je ne sais pas pourquoi ce matin j’ai pensé très fort à la première. La première fille. Chatain clair avec des yeux vert, son corps magnifique. Sous mes doigts seulement car elle était incapable de me laisser le regarder ce corps meurtri. Tellement meutri que je pouvais deviner certaines cicatrices en la caressant. Je me souviens de sa douceur, de son intelligence, des heures passées à plier des journaux pour qu’elle gagne 1€, de ses potes et de leurs plans, du jour de sorti du mec qu’elle avait envoyé en taule, de ses bières, de ses drogues, du flingue, du départ, de ses veines, de ses amis qui m’ont dit que j’y pouvais rien, qu’ils feront gaffe que c’était leur rôle, que si je restais sans rester elle allait recommencer parce qu’elle ne pourrait pas oublier… puis il y a eu cette invitation, arrivée malheureusement trop tard, pour un spectacle, enfin un travail réalisé, les TIG ont du bon. J’aurais du chercher pour savoir si ça a continué, j’aurais due, aujourd’hui j’aimerais savoir.
Je ne me suis jamais autant perdue à boire, pour qu’il lui en reste moins, à attendre qu’elle revienne d’un plan foireux, à aller la chercher… Ce fût bref mais intense… En tout cas ça m’accompagne et me protège. J’aimerais la remercier, elle qui en a peut être crevé.
Hier un rendez vous manqué que je n’ai pas regretté m’a permis de me rendre compte. J’avais envie d’aller me perdre, de me saouler à ma fatigue, à la bière par la même occasion, au cul surtout. Moi ma drogue c’est ça. Faut que je calme. Je me sens sale. Je comprends celle qui dit “laisser moi vous prendre mais ne me toucher pas”. Plus envie de tout ça. Je veux décrocher.
C’est étrange au pieds du train en arrivant à Paris il y avait Celle qui m’a draguée avec du thé, il y a 10 ans. J’étais passé chez elle pour un truc futile. Elle m’a demandé ce qui n’allait pas chez moi à ce moment. Il y avait déjà le cul à l’époque mais ça je ne voulais pas l’admettre. Je me souviens pourtant comme je me sentais sale, déjà. Je n’avais pas le temps de changer les draps entre deux. Elles étaient toutes différentes. 18 à 39 ans, des blondes des petites , des brunes, des étudiantes, des postières, des bourgeoises (surtout des bourgeoises)… Je lui ai dit que c’était l’alcool. Elle m’a offert un thé. On a passé deux ans ensemble. Puis j’ai merdé. Elle était chiante en fait (une buveuse de thé quoi). Mais elle m’a fait vachement de bien. Elle a disparue presque du jour au lendemain. Nous ne nous étions pas recroisée depuis 8 ans. Au pied du train au début de ce week end, je ne l’ai pas compris, mais je crois que c’était un signal.
Il faut que je décroche. Arrêter le cul. Me sentir exister sans. Arriver à comprendre qu’on peut aimer autrement. Ca n’aura pas duré longtemps mais je sais, si je continue, tout ce qui va avec va reprendre : l’alcool, les plans foireux, les nouveaux pot’ qui vont trop loin et qu’on tente de protéger d’eux même. Je ne veux pas de ça. Ca me fou les boules parce que dans le fond il y a des gens bien. Oui, mais ce n’est que dans le fond, en privé, les jours de lucidité.
Je vais faire une cure. M’obliger à voir mes pot’. Me donner des temps de repos. Me forcer à me poser pour écrire. C’est ma thérapie.
La différence avec avant c’est que je peux compter sur pas mal de gens pour me soutenir. Il suffit que je décide de faire appel à eux. Oui, je vais le faire
Arrêter. Me reposer. Oui, du repos. J’ai peur. Avec le sevrage il y a l’angoisse. Il y a les crises. Mais je vais y arriver.
Fermer les yeux
Parfois on se laisse aller à y croire, sans y croire vraiment mais à se dire qu’on est bien là dans la bulle. Elle vous transporte tout doucement. Elle vous emmène et vous fait voyager dans un monde doux, plein d’amour, de sourire et de regard qui brillent.
Et puis l’autre reviens. La réalité. Elle perce la bulle et faut vous démerder pour retomber sur les pieds. Ou attraper un nuage, mais un nuage c’est moins solide, moins protecteur, ça noirci et fait pleuvoir. Ca vous empêche de tomber quand même, c’est doux mais ça ne vous emmène jamais aussi haut qu’une bulle qui est capable de vous perdre dans l’infini.

