Articles Marqués ‘Volonté’
Plus tout à fait la même
Pas tout à fait une autre
Plus les mêmes envies
Mais des rêves retrouvés
Plus d’espoirs en Elle
Plus de déception d’Elle
Des ratés parce que “pas le bon moment”
Des instants inoubliables de vie
Des chemins où je me suis perdue
Des chemins où je me suis trouvée
Maintenant dessiner
Et décider.
Or tho gra phe
Cher blog, j’ai une bonne nouvelle pour toi : j’ai décidé de réapprendre à écrire. Comme tu t’en es rendu compte, j’ai un gros souci avec l’orthographe. Au début c’était psychologique, ça a commencé avec l’adolescence, avant je ne faisais pas du tout de faute mais avec un père rééducateur en psychopédagogie (vous savez, les RASED, le truc qu’ils ont supprimé ces c… du gouvernement), ma révolte à moi a été l’orthographe. Pas violant mais pas malin comme crise parce qu’aujourd’hui je ne sais plus écrire sans faute.
De nombreuses personnes me disent “reprends le bled”, facile à dire. Parce que si je voyais où je fais des fautes, je n’en ferais plus, l’auto-correction a ses limites. Donc je tente, je me suis inscrit là : http://www.projet-voltaire.fr. Je vais essayer de trouver un prof aussi mais ça ce n’est pas gagné. J’ai discuté avec des instit’ et vu leurs réactions, du type “applique toi”, “relis toi”, ils ne comprennent manifestement pas ma situation. Peut-être que dans le fond, il me faudrait un rééducateur en psychopédagogie…
Est-ce que boire un verre avec une amante pour lui dire “je ne veux plus qu’on couche ensemble, mais t’es chouette, alors j’aimerais bien continuer d’apprendre à te connaître” est un acte sensé?
Le jour s’est levé
Il y a des matins où il fait jour. Après m’être enfoncée, envie de remonter. Pourquoi maintenant, pourquoi ce matin? Je ne sais pas, surement pour des millliards de choses. Peut être aussi que si je continue je vais aller trop loin. Peut être surtout que ce week end a été un signe fort, ou plutot plein de signes.
Je ne sais pas pourquoi ce matin j’ai pensé très fort à la première. La première fille. Chatain clair avec des yeux vert, son corps magnifique. Sous mes doigts seulement car elle était incapable de me laisser le regarder ce corps meurtri. Tellement meutri que je pouvais deviner certaines cicatrices en la caressant. Je me souviens de sa douceur, de son intelligence, des heures passées à plier des journaux pour qu’elle gagne 1€, de ses potes et de leurs plans, du jour de sorti du mec qu’elle avait envoyé en taule, de ses bières, de ses drogues, du flingue, du départ, de ses veines, de ses amis qui m’ont dit que j’y pouvais rien, qu’ils feront gaffe que c’était leur rôle, que si je restais sans rester elle allait recommencer parce qu’elle ne pourrait pas oublier… puis il y a eu cette invitation, arrivée malheureusement trop tard, pour un spectacle, enfin un travail réalisé, les TIG ont du bon. J’aurais du chercher pour savoir si ça a continué, j’aurais due, aujourd’hui j’aimerais savoir.
Je ne me suis jamais autant perdue à boire, pour qu’il lui en reste moins, à attendre qu’elle revienne d’un plan foireux, à aller la chercher… Ce fût bref mais intense… En tout cas ça m’accompagne et me protège. J’aimerais la remercier, elle qui en a peut être crevé.
Hier un rendez vous manqué que je n’ai pas regretté m’a permis de me rendre compte. J’avais envie d’aller me perdre, de me saouler à ma fatigue, à la bière par la même occasion, au cul surtout. Moi ma drogue c’est ça. Faut que je calme. Je me sens sale. Je comprends celle qui dit “laisser moi vous prendre mais ne me toucher pas”. Plus envie de tout ça. Je veux décrocher.
C’est étrange au pieds du train en arrivant à Paris il y avait Celle qui m’a draguée avec du thé, il y a 10 ans. J’étais passé chez elle pour un truc futile. Elle m’a demandé ce qui n’allait pas chez moi à ce moment. Il y avait déjà le cul à l’époque mais ça je ne voulais pas l’admettre. Je me souviens pourtant comme je me sentais sale, déjà. Je n’avais pas le temps de changer les draps entre deux. Elles étaient toutes différentes. 18 à 39 ans, des blondes des petites , des brunes, des étudiantes, des postières, des bourgeoises (surtout des bourgeoises)… Je lui ai dit que c’était l’alcool. Elle m’a offert un thé. On a passé deux ans ensemble. Puis j’ai merdé. Elle était chiante en fait (une buveuse de thé quoi). Mais elle m’a fait vachement de bien. Elle a disparue presque du jour au lendemain. Nous ne nous étions pas recroisée depuis 8 ans. Au pied du train au début de ce week end, je ne l’ai pas compris, mais je crois que c’était un signal.
Il faut que je décroche. Arrêter le cul. Me sentir exister sans. Arriver à comprendre qu’on peut aimer autrement. Ca n’aura pas duré longtemps mais je sais, si je continue, tout ce qui va avec va reprendre : l’alcool, les plans foireux, les nouveaux pot’ qui vont trop loin et qu’on tente de protéger d’eux même. Je ne veux pas de ça. Ca me fou les boules parce que dans le fond il y a des gens bien. Oui, mais ce n’est que dans le fond, en privé, les jours de lucidité.
Je vais faire une cure. M’obliger à voir mes pot’. Me donner des temps de repos. Me forcer à me poser pour écrire. C’est ma thérapie.
La différence avec avant c’est que je peux compter sur pas mal de gens pour me soutenir. Il suffit que je décide de faire appel à eux. Oui, je vais le faire
Arrêter. Me reposer. Oui, du repos. J’ai peur. Avec le sevrage il y a l’angoisse. Il y a les crises. Mais je vais y arriver.
Masochisme et atterissage
Ok, j ‘ai compris, je cesse de stocker les posts et de les publier sans explication, ou pire de planifier leur publication sans même faire gaffe à la date…
Alors pour situer, il y a quelques jours, j’écrivais ça:
“Il est gros… il est gros… Je le vois, je le sens presque déjà.
Ouiii….. je vais y arriver, j’y suis bientôt, me lâchez pas avant. Prenez votre temps, ménagez moi, faites durer. Puis allez y d’un coup. Allez y avec force, que je me le prenne fort. Je veux le sentir. Oui… oui… le sentir dans tout corps…
WAHOU… J’EXISTE !
Mais ça fait mal…un gros mur dans la gueule.”
Sauf que depuis j’ai vu le mur de tellement près que finalement, au lieu d’un gros crash, je préférerais arriver à négocier un atterrissage.
Papillonage
Je papillonne
J’aime cette liberté
Mais parfois je me dis que je ne suis pas douée
Je fini toujours plus ou moins par m’attacher
Seule garde fou : ne pas les intégrer dans ma vie
Pas facile pour elles
En aurais-je honte ?
Non, au contraire, je parle d’elles
Je les emmenne partout dans ma tête
Je sens leurs odeurs
J’entend leurs voix
Mais j’ai peur
Je ne veux pas
Pas encore
Pas maintenant
J’ai repris ma liste du 15 mai. Un mois après, je m’en sort pas mal!
1. Trouver un appart : Ca c’est fait, même si je l’ai que mi-aout
2. Trouver un boulot : J’ai tellement de vacances à poser, je vais encore profiter de celui-ci et puis j’ai battu mon record dans un même travail : 18mois !!!
3. Trouver un plan Q ou tendresse ou les deux : J’ai de tout et même plus
4. Rencontrer de nouvelles personnes pour avoir un second groupe d’amis, ça équilibre : ça se fait, ça se fait
5. Arriver à rester un peu seule (lecture, film, internet, photo..) : je tente mais si j’y arrive pas c’est surtout à cause du partage de l’appart
6. Equilibrer mon budget pour ne pas être dans la merde dans 3 mois : bof …dur de sortir sans consommer…
7. Rencontrer des filles pour laisser venir la chance de rencontrer éventuellement une meuf, même si là maintenant je n’en veux pas, pour me dire que c’est un choix : Là j’assure (merci pour le coup de main M.)!
8. Arriver à établir une relation correcte avec mon ex dans laquelle elle arrête de me mentir : On ne parle plus de sujets qui peuvent amener à mentir… euh…ce n’était pas la solution ?
9. Prendre un peu plus soin des gens qui m’entourent : ça se fait, jamais assez mais ça se fait….
10. Arrêter de parler de moi tout le temps : oui, finie ma phase dépres’ égocentrique !
11. Etre motivée par la vie parce que dans le fond, elle est belle : A fond !
12. Arrêter de faire une fixation sur le fait d’avoir une enfant, ça viendra en son temps : Ca va mieux, j’vais même voir ceux des autres sans avoir envie de m’effondrer en larme au dessus du couffin !
13. Ne pas fumer de trop (même si ça permet quand même de rencontrer des gens, mais ça faut pas le dire) : J’ai réussi à diminuer, pas au max, mais quand même.
14. Manger correctement : Là je bloque, il y a quand même les p’tits légumes de l’AMAP, mais pas le temps d’acheter de la viande…
15. Reprendre le sport : … j’avais oublié celle-ci….
16. Revoir ma garde robe (dans laquelle il n’y a qu’une robe donc je ne mets pas de “s”) : depuis il y a une robe en plus et deux trois petits trucs. Bientôt les soldes!!
Parfois je flippe et deux minutes après j’me sens toute conne.
Parfois je doute des autres, de leur capacité à prendre les choses comme elles viennent.
Après tout, elles sont p’t'être comme moi.
Faut que j’arrête d’avoir peur de faire du mal.
Faut que j’arrête d’avoir peur de me prendre un mur.
Ca c’est dur.
Je t’en veux
J’y suis : je t’en veux.
Je t’en veux de t’enfuir, de tout faire pour ne pas me croiser. Je t’en veux de ne pas me laisser te dire tout ce que je pense.
Je t’en veux de m’avoir menti tous ces derniers mois. Je t’en veux car tu ne veux jamais rien assumer, jamais rien décider, tu préfères laisser pourrir.
Je t’en veux de te laisser charmer par cette nana qui ne fonctionne que par caprice, qui t’a pourrie la vie pendant 2 ans et qui d’un coup a trouvée grâce à tes yeux quand elle a commencé à te draguer.
Tu vas fait quoi, répondre à tous ses caprices jusqu’au moment où tu ne lui serviras plus à rien? Elle qui veut toujours tout sans faire de concession pour les autres, tu penses qu’elle va prendre soin de toi ? Aujourd’hui que tu as besoin d’air, te laisse-t-telle 30 secondes pour respirer ?
Tu vas te dire que de toute façon la situation était pourrie entre nous, mais jamais accepter de te dire que c’est a cause de cette histoire qu’elle dégénère. Son début correspond étrangement au moment où tu as commencé à “ne pas bien aller”. Du coup quand je te demandais ce qui se passsait, tu me mentais, ce qui n’arrangeait rien. Et puis tu as cessé de t’investir dans notre couple, de le nourrir.
Tu fais chier, on en était au même point. Nos différences se complétaitent, nous étions sur la même longueur d’onde, avec les mêmes envies.
Mais non, rester c’est s’engager, prendre un risque.
Je me sens conne parfois d’avoir pensé que tu allais gérer ton rapport avec elle, de t’avoir fait confiance. Mais d’un autre coté, on ne peut pas vivre dans un couple sans la donner cette confiance. T’es conne de jouer avec ça.
Voilà on est mercredi et depuis dimanche, tu avais 8 jours pour décider de la quitter. Vu ton attitude je connais la réponse. Ca me pèse. J’ai mal partout. Je suis écœurée en fait. J’ai du mal à comprendre que tu foutes ça en l’air.
Et merde, je ne peux pas te laisser faire ça. Je veux arrêter ton cycle de passion/doutes/installation/pétage de plomb/pourrissement/lamentation.

